L'histoire de Mandrin

Rebellion contre le pouvoir

Louis Mandrin, une sorte de robin des bois pour les uns, un bandit pour les autres qui, à la fin du XVIIIe siècle, organisait un réseau de contrebande au nez et à la barbe de la Ferme générale (collecteurs d'impôts indirects), l'institution la plus puissante et la plus impopulaire de l'Ancien régime. Véritable héros aux yeux du peuple, il lui permettait d'acquérir à bas prix des produits coûteux comme le sel ou le tabac, des marchandises rares ou prohibées. Pour les autorités, il était l'homme à abattre. Mais l'histoire de Mandrin est hautement plus passionnante encore...

Mandrin attaquant un entrepot de tabac

Nous sommes en 1754. Louis Mandrin a 27 ans. Mandrin veut se venger des fermiers généraux qu'il tient pour responsables de sa ruine et de la pendaison de son frère Pierre. C'est à lui en tant que chef de famille, de laver ces affronts...
Mandrin identifie à ses propres intérêts les intérêts de ceux dont il est responsable. De même que sa faillite affecte tout le clan, la pendaison de Pierre, en jetant l'opprobe sur sa famille, l'atteint personnelement dans son honneur. Suivant cette logique, les "fautes" commises par quelques employés de la Ferme doivent être expiées par la compagnie toute entière. Au début de l'année 1754, Mandrin déclare la guerre à la puissante Ferme générale. La légende de Mandrin est en marche...

Plusieurs régiments royaux dont ceux de Fischer et de La Morlière furent mobilisés pour barrer la route à Mandrin, fin stratège et homme rusé qui échappa systématiquement à ses poursuivants.

La cartouchière de Louis Mandrin

Véritable cartouchière ayant appartenu à Louis Mandrin (Collection du musée Dauphinois de Grenoble)

Cette cartouchière (du XVIIe siècle) en cuir avec un rabat, décorées de broderies (motifs végétaux) est constituée de 23 compartiments à cartouches encadrés de deux poches en forme de bourse avec un petit rabat. La cartouchière se termine d'un côté par une lanière avec une bouche métallique. L'autre partie de l'attache est manquante.
Longueur : 73 cm , Hauteur : 10,5 cm , Épaisseur : 6 cm
Source : Musée dauphinois de Grenoble

Histoire et légende de Mandrin

Mandrin et ses ballots de tabac - Dessin anonyme Bibliothèque nationale

L'émission 2000 ans d'histoire diffusée sur France Inter a consacré le 28.06.2005 une émission sur l'Histoire de Louis Mandrin.
Vous pouvez réécouter cette émission en cliquant sur le lecteur ci-dessous :

Voici ce qu'écrivait le célèbre écrivain Voltaire, un contemporain, le 14 janvier 1755 à propos de Mandrin. :

On prétend que Mandrin est à la tête de 6000 hommes déterminés ; que les soldats désertent pour se ranger sous ses drapeaux et qu'il se verra bientôt à la tête d'une grande armée. Il y a trois mois ce n'était qu'un voleur, c'est à présent un conquérant.

Bottes de Mandrin Bottes de Mandrin

Cartes postales datant du début des années 1900 représentant les Bottes de Mandrin visibles au Restaurant Juge au Val de Fier.

Ces bottes de postillon, fixées à la selle du cheval, évitent au cavalier de salir ses bas.
La monture, et donc les bottes, sont changées toutes les sept lieues, d'où la légende.

Telegrenoble a consacré un reportage de 3mn racontant la vie de Mandrin. Vous pouvez revoir ce reportage ci-dessous :

L'itinéraire de Mandrin

La carabine de Louis Mandrin

Carabine de Louis Mandrin

Voltaire déclarait "...il a la vitesse de la lumière".

Il est vrai que Louis Mandrin "capitaine général des contrebandiers" se déplaçait avec une rapidité étonnante à travers le Dauphiné, la Provence, le Vivarais, le Forez, l'Auvergne, le Lyonnais, la Bourgogne et la Franche-Comté.

5 janvier 1754, la carrière de Louis Mandrin débute véritablement. Il effectuera 6 campagnes éclairs jusqu'à la chute, le 11 mai 1755. Ses apparitions sont rapides et déterminées et ses premières campagnes (janvier-avril 1754 et juin-juillet 1754) sont facilitées par l'assentiment des populations. Les Mandrins vendaient leur tabac, indienne et autre mousseline de Suisse et de Savoie à des prix défiants la concurrence des fermiers généraux (le tabac de bonne qualité était vendu cinquante sous par les contrebandiers contre cinq francs par les buralistes des Fermes.) ce qui les rendit véritablement populaires. Ils étaient de plus hommes rapides à la boisson et savaient faire la fête quand il le fallait, c'est à dire assez souvent, ce qui était très agréable pour les aubergistes des tavernes et autres auberges qui affichaient souvent complet lorsque les contrebandiers venaient à s'y arrêter.

Mais la Ferme va réagir en interdisant l'achât des produits de contrebande et en punissant sévèrement les contrevenants. Mandrin changera de méthode en vendant ses marchandises aux directeurs des Fermes sous la contrainte et au prix fort (juillet-août 1754). La Ferme, en grand danger, mènera une véritable chasse à l'homme en payant ses propres troupes régulières et en s'alliant avec le ministre de la guerre, le comte d'Argenson (août-septembre 1754).

Mandrin peut dès lors montrer ses qualités de stratège et prendra sans beaucoup de difficultés des villes comme Bourg, Le Puy et Montbrison (octobre 1754). Il subira les assauts conjoints de trois régiments sous les ordres du colonel de la Morlière, de Fisher et de Fumel. Cette campagne les mènera dans le Jura, la Provence et l'Italie et sera ponctuée par la prise de Beaune, d'Autun et par le très difficile combat de Gueunand (décembre 1754). Louis Mandrin sera capturé le 11 mai 1755 dans le château de Rochefort en Novalaise, en Savoie, ce qui ne manquera pas de créer un incident diplomatique très grave entre la cour de Turin et celle du roi de France.

La première campagne de Mandrin

Début : 5 Janvier 1754
Fin : 8 avril 1754

A l’époque, la Savoie ne fait pas encore partie du Royaume de France. Mandrin est jusqu'alors réfugié en Savoie. Le 5 Janvier 1754, à la tête d'une douzaine d'hommes, il pénêtre en France par la Chartreuse.

Pour cette première campagne Louis Mandrin ne sait pas encore quelle sera la résistance rencontrée, aussi décide-t-il de ne pas trop s'éloigner de son village natal, Saint Etienne de Saint Geoirs, sachant par avance qu'en cas de coup dur il pourrait trouver là-bas chez qui se réfugier.

Le 5 janvier 1754 donc, Mandrin, à la tête d'une troupe de contrebandiers au nombre d'une douzaine (si l'on en croît ce qu'a retenu le jugement de condamnation) entre en France par le massif de Chartreuse. Deux jours auparavant, le 2 janvier, quelques avant-gardes avaient pris la peine d'attaquer la frontière de Savoie pour s'assurer que la voix était libre, pour ensuite rejoindre le reste de la troupe.

Le 7 janvier, à Curzon près de Romans, sur le pont de l'Herbasse, Mandrin et ses hommes mettent en fuite des employés de la brigade des fermes de Romans. Le jugement de Valence préçise que les contrebandiers "...en tuèrent deux, en blessant deux autres...volèrent les armes..., le cheval du brigadier...son manteau et son chapeau bordé d'or." C'est le premier trophée pris à l'ennemi. Geste symbolique qui montre à quel point Louis Mandrin s'engage dans une lutte impitoyable contre les Fermes Générales. Ce chapeau en feutre noir galonné d'or avec festons, il ne le quittera plus, il fait corps avec l'image même que l'on se représente de cet homme

Ce combat va renforcer Mandrin dans ses choix tactiques. Il n'est pas encore le chef incontestable et incontesté qu'il sera bientôt et cette échauffourée montre bien à ses hommes qu'il faut continuer dans la voie tracée par Louis, qu'il vaut mieux attaquer le premier plutôt que de défendre.

Le 8 janvier, le brigadier des Fermes Dutruet résidant au Grand Lemps, à une trentaine de kilomètres de Saint Etienne de Saint Geoirs, fait savoir son grand regret de n'avoir eu à se battre contre le contrebandier Mandrin, sous-entendant que ce dernier n'aurait eu aucune chance d'en sortir vainqueur. Il reçut la leçon dans la nuit du 8 au 9 janvier : porte enfoncée, le brigadier et sa femme en chemise trainés dans la rue, grelottants de froid. Les villageois réveillés par le bruit accourent de toutes parts à la lueur des lanternes et découvrent la scène, Mandrin jouissant pleinement de la situation, son adversaire tremblant de peur. Ce qu'il avait réussi à faire sur le pont de l'Herbasse par la force, il le réussissait encore et sans violence, tout en ridiculisant Dutruet et avec lui la Ferme. Cela lui suffit, tout au plus prit-il la peine de confisquer le cheval et les armes du brigadier et il prit le chemin de son village natal.

La prochaine victime n'est autre que son oncle maternel Louis Veyron Churlet entreposeur des tabacs à Saint Etienne de Saint Geoirs. Mandrin n'a pas oublié ce parrain qui lui avait souvent reproché de choisir un mauvais chemin. Vers 21 heures, les contrebandiers investirent la maison forte qui gardait la porte Varanin sur la route de Grenoble, mais Veyron avait eu le temps de s'enfuir. Maison Forte à Saint Etienne de St Geoirs, entrée Mandrin trouva là sa cousine et lui réclama la somme de 8000 livres. Jamais les caisses n'avaient contenu pareille somme ! La jeune fille croyant à une plaisanterie au début, comprit très vite, à la vue des hommes en armes que son cousin n'était pas d'humeur à plaisanter.

Mais elle ne pu trouver l'argent réclamé. Finalement Louis Mandrin dépêcha un voisin auprès de son oncle, lui demandant de signer un billet de 400 livres payable à bref délai, ce que fit Veyron Churlet en quelques jours, ne doutant pas des intentions malveillantes de son neveu. Suite à ces évènements, le procureur général Moidieu demanda à la Savoie l'extradition de Louis Mandrin et, dans le même temps, il fit part de ses inquiétudes au ministre de la guerre, le comte d'Argenson, lui réclamant l'envoi de nouvelles troupes pour que pareils faits ne se reproduisent plus.

Cela ne gênera en rien les contrebandiers qui vont continuer leur périple en Dauphiné pendant encore deux mois, faisant marché ici ou là pour vendre leurs marchandises et vider les caisses des entreposeurs de tabac. La troupe rejoint ainsi Rouergue et se présente au chateau de Bournazel, près de Rodez, le 25 mars. Ce premier contact avec des gens argentés est une réussite, Mandrin et le châtelain établissent de très bons rapports, ce qui montre bien que l'action entreprise contre les Fermes Générales était plutôt bien acceptée par une bonne partie de la population, riche ou pauvre.

Sur le chemin du retour vers la Savoie, les margandiers passent à Châtillon de Michaille, près de Genève et sont accueillis, par crainte ou sympathie, par Jeanne-Anthelmette Michard, épouse du châtelain, le docteur Cl.-Fr. Passerat seigneur de Seyssel, en voyage ce jour-là. A l'heure du départ, tôt le lendemain, Mandrin tenant à remercier son hôtesse pour son hospitalité, insiste auprès de la dame pour qu'elle accepte les pièces de mousseline et de toiles des Indes qu'il lui offre. L'affaire fit grand bruit, mais les trois compagnies dépêchées sur place arrivèrent trop tard.

Cette première campagne fut une véritable réussite pour le jeune chef. Louis Mandrin renforçait sa position et son statut de commandeur au sein de la troupe, en saisissant parfaitement à quel point la contrebande pouvait être bénéfique pour lui et ses hommes, tout en poursuivant sa croisade contre les fermiers généraux. Qu'il puisse y avoir mort d'homme, ma foi, comme l'écrit René Fontvielle, Mandrin pensait sans doute "qu'il fallait tuer pour ne pas être tuer", on verra lors de la seconde campagne que le crime gratuit ne l'empêchera pas d'atteindre les buts qu'il se fixe, trait de caractère que l'on retrouve chez sa mère Marguerite.

Date Ville, Village ou Hameau
7 Janvier 1754 Curson (à proximité de Romans)
8 Janvier 1754 Le Grand Lemps
9 Janvier 1754 Saint Etienne de Saint Geoirs
25 Mars 1754 A proximité de Rodez (Château de Bourzanel)
4 Avril 1754 Châtillon de Michaille

Mandrin regagnera la suisse par la route de Genève.

La seconde campagne de Mandrin

Début : 6 juin 1754
Fin : 9 Juillet 1754

Au début du mois de juin 1754, la bande de Mandrin rentre à nouveau en France par le Massif de la Chartreuse en Dauphiné et traverse le Guiers vif à la tête d'une trentaine d'hommes.

Comme lors de sa première expédition, Louis Mandrin pénètre en Dauphiné par la Chartreuse. Auparavant et pendant six semaines, il a pris le temps de préparer cette nouvelle campagne.

La troupe de contrebandiers s'est enrichie de nouveaux membres qu'il a fallu préparer et entraîner. Mandrin s'est aussi approvisionné en tabac, mousseline et toiles des Indes qu'il sait pouvoir vendre à bas prix. Il a également utiliser ses moyens de renseignements pour définir l'itinéraire de son périple estival. Fontvieille nous dit que " lui et ses hommes descendirent dans la vallée du Grésivaudan après Chapareillan, où était installé le poste frontière entre la Savoie et la France. Cette fois la bande comptait une trentaine d'hommes."

Le 7 juin 1754, la troupe arrive au Pont de Claix sur le Drac, un affluent de l'Isère. A cet endroit, au début du XVII ème siècle, le maréchal Lesdiguières, lieutenant général du Dauphiné, avait fait construire un pont à une seule arche. Sur la rive du village, à l'entrée du pont, s'élevait une haute tour carrée à toiture pointue. C'est depuis cette tour que les employés des Fermes surveillaient le passage des biens et des personnes.

L'attaque eut lieu dans la matinée. Les Mandrins, aidée par une autre troupe de margandiers rencontrés en chemin, ne fit qu'une bouchée des quelques gapians qui gardaient l'accès au pont en tuant un et en blessant plusieurs autres. On prit l'argent et les armes, on déchira papiers et registres des Fermes et on dépouilla les employés de leurs uniformes, très utiles par la suite pour tromper la vigilance des ennemis. Mandrin confisqua son cheval et ses biens au commis du péage du pont qu'il soupçonna de vouloir aller prévenir les soldats de Grenoble.

Date Ville, Village ou Hameau
7 Juin 1754 Pont de Claix (à proximité de Grenoble)
10 Juin 1754 Savasse (Entre Derbières et Leyne, Hameaux de la commune de Savasse a proximité de Montélimar)
11 Juin 1754 Saint Bauzile en vivarais (Cabaret de Tioulle)
22 Juin 1754 Millau
23 Juin 1754 Saint Rome du Tarn
24 Juin 1754 Saint Affrique
Juin 1754 Vabre
30 Juin 1754 Rodez
Juillet 1754 Rignac
3 Juillet 1754 Mende
9 Juillet 1754 Saint Etienne de Saint Geoirs

Mandrin prend la route de Grenoble, pénètre en Savoie par les montagnes de la Chartreuse et regagne la Suisse...

La troisième campagne de Mandrin

Début :28 ou 29 juillet 1754
Fin : Août 1754

Après deux semaines de repos et de préparatifs en Suisse, Mandrin revient en France fin juillet à la tête de ses margandiers en passant par la Franche Comté.

Date Ville, Village ou Hameau
28 juillet 1754 Mouthe (Douane)
28 Juillet 1754 Chauneuve (Douane)
28 Juillet 1754 Censeau (Magasin à sel comtois)
8 Aôut 1754 Saint Chamond

Aprés Saint Chamond la bande de Mandrin regagne la savoie.

La quatrième campagne de Mandrin

Début : 20 Août 1754
Fin : 5 Septembre 1754

Mandrin ressort de la savoie le 20 Aôut.

Date Ville, Village ou Hameau
25 Aôut 1754 Saint Georges d'Aurac (Auberge du sieur Comte)
26 Aôut 1754 Brioude
27 Aôut 1754 Saint Georges d'Aurac
28 Aôut 1754 Craponne
29 Aôut 1754 Montbrison
2 Septembre 1754 Pont de Veyle
5 Septembre 1754 Fort de Joux

Alors que Mandrin est vainement attendu en Dauphiné par les troupes du marquis de Rochebaron, commandant en Lyonnais, il achève cette quatrième campagne et se refugie en Suisse.

La cinquième campagne de Mandrin

Début : 4 Octobre 1754
Fin : 29 Octobre 1754

Les troupes royales et les employés de la Ferme qui ne parviennent pas à vérouiller toutes les frontières laissent les contrebandiers de Mandrin entrer à nouveau en France. Ainsi, dans la nuit du 3 au 4 Octobre 1754, ils traversent le Rhône à Pont de Grézin dans l'Ain ...

Date Ville, Village ou Hameau
4 Octobre 1754 Pont de Grézin
4 Octobre 1754 A proximité de Châtillon de Michaille
4 Octobre 1754 Nantua
4 Octobre 1754 Saint Martin du Frêne
4 Octobre 1754 Pont de Mailhat
5 Octobre 1754 Cerdon en Bugey
5 Octobre 1754 Poncin
5 Octobre 1754 Neuville sur Ain
5 Octobre 1754 Bourg en Bresse
5 Octobre 1754 A proximité de Chalamont en Dombes
5 Octobre 1754 Saint Paul de Varax
6 Octobre 1754 Châtillon sur Chalaronne
6 Octobre 1754 Saint Triver
7 Octobre 1754 Saint Romain des Îles (Proximité de Romanèche)
7 Octobre 1754 Jullie (Proximité de Beaujeu)
9 Octobre 1754 Charlieu
9 Octobre 1754 Roanne
10 Octobre 1754 Villemontais
10 Octobre 1754 Saint Just en Chevalet
10 Octobre 1754 Thiers
12 Octobre 1754 Ambert
12 Octobre 1754 Marsac
13 Octobre 1754 Arlanc
13 Octobre 1754 La chaise dieu
16 Octobre 1754 Le Puy en Velay
17 Octobre 1754 Pradelles
18 Octobre 1754 Langogne
20 Octobre 1754 Tence
21 Octobre 1754 Saint Didier en Velay
22 Octobre 1754 Saint Bonnet le Château
22 Octobre 1754 Moingt
23 Octobre 1754 Montbrison
23 Octobre 1754 Böen sur Lignon
24 Octobre 1754 Roanne
24 Octobre 1754 Charlieu
25 Octobre 1754 Cluny
25 Octobre 1754 Cluny
26 Octobre 1754 A proximité de Macon
26 Octobre 1754 Pont de Vaux
27 Octobre 1754 Saint Trivier de Courtes
27 Octobre 1754 Pont de Vaux
27 Octobre 1754 Saint Amour en Comté
27 Octobre 1754 Pont de Vaux
28 Octobre 1754 Saint Laurent

Le 28 Octobre, les mandrins pénêtrent en Suisse en passant par Les Rousses et le col de la Faucille.

La sixième campagne de Mandrin

Début : 15 Décembre 1754
Fin : Début Janvier 1755

Date Ville, Village ou Hameau
16 Décembre 1754 A proximité de Besançon
16 Décembre 1754 Arbois
16 Décembre 1754 Mont sous Vadray
17 Décembre 1754 Seurre
18 Décembre 1754 Corberon
18 Décembre 1754 Beaune
18 Décembre 1754 Copeau
18 Décembre 1754 La Rochepot
19 Décembre 1754 Creuzefond
19 Décembre 1754 Autun
19 Décembre 1754 Brion (Hameau de Gueunand)
21 Décembre 1754 Saint Aubin
21 Décembre 1754 Dompière sur Bresbe
21 Décembre 1754 Vaumas
21 Décembre 1754 Servilly
22 Décembre 1754 Breuil
22 Décembre 1754 Chatel Montagne
22 Décembre 1754 Saint Clément (Château du Chêne)
22 Décembre 1754 Cervières
23 Décembre 1754 Noirétable
23 Décembre 1754 Marat (Au lieu dit La Paterie)
24 Décembre 1754 A proximité d'Ambert
24 Décembre 1754 Marsac
24 Décembre 1754 Arlanc
24 Décembre 1754 La Chaise Dieu
24 Décembre 1754 Fix Saint Genex
25 Décembre 1754 Beyssac
25 Décembre 1754 La Sauvetat

Les contrebandiers regagnent le Dauphiné, traversent le Rhône, passent en Provence puis franchissent le col de Tende. Il se rendent en Piémont d'où, par la route de Savoie, ils arrivent à Carouge le 24 Janvier 1755.

La sixième et dernière campagne de Mandrin s'est soldée par un échec militaire. Le chef contrebandier, après s'être fait soigner, prend quelque repos au pays de Savoie. Echec militaire mais pas populaire, la renommée de Louis Mandrin est faite. Le peuple ne retient de cette campagne que les performances extraordinaires qui lui avaient permis de parcourir de grandes distances au cours d'un hiver exceptionnellement rigoureux et de faire plier pas moins de vingt villes en un temps record. L'échec des nombreuses troupes engagées à sa poursuite ne fit que renforcer l'image de courage qu'il véhicule, il entra ainsi dans la légende.

La vie est différente en Savoie. Louis Mandrin est un homme célèbre, disposant de moyens financiers considérables. Il fréquente la haute noblesse et les meilleures familles de la région. Il est même reçu à la table de deux présidents au Parlement de Grenoble, M. de Saint-Albin de Vaulserre et M. de Polienc de Thoury, ce qui est cocasse, car de l'autre côté de la frontière ces deux magistrats auraient été obligés de le condamner comme l'avait fait le père de ce dernier, le 21 juillet 1753, condamnant Mandrin à la roue par contumace(3).

Les habitants de Savoie n'ont aucune raison de se plaindre des contrebandiers, bien au contraire. Ceux-ci, à leur retour de campagne, assuraient les commerçants de bonnes rentrées d'argent, ne regardant pas à la dépense dans les boutiques et bien sûr les auberges. Ils trinquaient avec les dragons piémontais ! On pouvait ainsi reprendre des forces et du courage pour préparer la prochaine campagne dans les meilleures conditions.

Et l'on prépare la prochaine campagne...

Mandrin et ses proches lieutenants se sont installés au château de Rochefort-en-Novalaise, à une lieue de la frontière française, propriété de M. de Polienc de Thoury. Ici on recrute des hommes, on achète des chevaux, du tabac, mousseline et autres produits de contrebande.

Commentaires et annonces (54)

Publié par Pierre le samedi 23 juillet 2016 à 14:39

La légende toujours la légende ! Mais Mandrin fut aussi un assassin, notamment de Jacques Sigismond Moret et de sa fille, âgée de deux ans, sur la place de l'église de St Etienne de St Geoirs le 15 juillet 1754. Ceux qui veulent des preuves peuvent me contacter.

Publié par Lové mandrin le mercredi 13 juillet 2016 à 20:07

Je vais à la fête de saint-Étienne de Saint-Geoirs ce soir.

Publié par Valdan le samedi 23 avril 2016 à 18:19

« Certes, notre Mandrin avait un grand cœur, sous une approche parfois rugueuse. Toutefois, à titre personnel, je lui garde rancune. Le 22 décembre 1754, vers 7 heures du soir, en le faisant passer de vie à trépas, il a arraché prématurément à mon affectueux souvenir, mon jeune cousin Jean Driffort, fils du meunier et sabotier de son état, en la paroisse de Saint-Clément. Mon brave Jean aurait refusé de lui indiquer le chemin du grenier à sel local. Toutefois, il faut reconnaître que la journée avait été agitée. Passant par Le Breuil, et à la suite d'un sévère différent, il avait laissé aux officiers de justice, le soin d'examiner le cadavre de quatre gapians. Les chevaux s'étaient largement désaltérés à la fontaine, devenue célèbre. Avec ses compagnons, ils avaient préféré trinquer chez le cabaretier. Ce soir là, Mandrin était irritable. »

Publié par danaval le mercredi 13 avril 2016 à 12:13

Je possède une paire de bottes de postillon que l'on a toujours appelées sans doute improprement Bottes à Mandrin.
Si cela intéresse quelqu'un...

Publié par danaval le mercredi 13 avril 2016 à 12:02

Que sait-on de ces célèbres bottes ?

Publié par antes83 le mardi 29 mars 2016 à 20:59

Gloire à Mandrin le défenseur du peuple et de l'injustice dans le passé et comme aujourd'hui soyons unis dans sa générosité envers les pauvres, contre les requins de l'état et du patronat qui nous prennent jusqu'à la moelle de nos os, ne nous laissant que les larmes s'il nous en restent.

Publié par le lundi 15 février 2016 à 21:49

La fontaine Mandrin est située à LE BREUIL dans l'Allier. Louis Mandrin y fit boire ses chevaux. Le nom de cette fontaine vient du célèbre contrebandier qui, le 22 décembre 1754, après avoir traversé Lapalisse s'arrêta avec ses hommes dans une auberge du Breuil. Avertis de son passage les gendarmes les ont attaqués. Cinq de ses hommes y ont trouvé la mort, mais Mandrin réussit à prendre la fuite avec le reste de sa troupe.

Publié par Kernivinen le samedi 30 janvier 2016 à 23:57

J'ai été une inconditionnelle de Mandrin enfant et je ne l'ai jamais oublié ! C'était dans les années 70 ! Il y avait une série télévisée sur lui ! Et il était mon héros , le robin des bois français !

Publié par rivaud16 le jeudi 05 novembre 2015 à 11:18

Né à quelques kilomètres de st Étienne de st Geoirs, Mandrin bien sûr a bercé mon enfance et même après. J'ai d'ailleurs en ma possession deux tonneaux. L'un en chêne, l'autre en châtaignier, achetés à st Étienne de st Geoirs il y a plus de 50 ans au tonnelier du pays. Mandrin était un précurseur de la révolution et un sacré chef, fort et habile. Vive MANDRIN!!!!

Publié par rodrigue83 le dimanche 01 septembre 2013 à 21:26

Bonjour à tous, connaissant depuis peu Mr Mandrin, je cherchais quelques explications sur sa vie.
En fait je l'ai connu car je suis allé à l’hôtel restaurant sur la route du val de fier qui porte son nom "les bottes de Mandrin" et d'ailleurs elles y sont en exposition. Si si ! Allez voir et juste pour info on mange très bien (cuisine traditionnelle)

Publié par berlan le mercredi 20 février 2013 à 20:21

Pour compléter cet excellent article sur Mandrin.
Plusieurs lieutenants de Mandrin ont été reconnus après son arrestation et ont poursuivi les opérations de contrebande : François Duet dit Saint Pierre (originaire de Saint Pierre de Genebroz dans l'avant-pays savoyard), Joseph Riondet, Genève,...
Le Sénat de Savoie lança mandat contre près de 75 contrebandiers. 1/3 de ceux-ci étaient originaires du secteur des Echelles/Saint Pierre de Genebroz, au pied du massif de Chartreuse. Aujourd'hui, tous les restaurants de l'avant-pays savoyard possèdent les bottes de Mandrin, le bandit bien-aimé.
Mais celui-ci n'est-il pas que le sous-produit de l'ignoble système de la Ferme Générale ?
Que penserions-nous si les percepteurs actuels devaient verser annuellement une somme fixe à l’État, libre à eux de collecter le montant qu'ils souhaitent ?

Publié par jean-pierre du sud le samedi 01 décembre 2012 à 14:27

Il y a dans Mandrin, la force et la générosité, il y a la grandeur et la simplicité, il y a surtout un fils du peuple au service du peuple.
Compagnon je te salue. BJP.

Publié par tigre le lundi 19 novembre 2012 à 20:00

Bravo à cet homme d'exception que fût Mandrin. Il serait bon d'en prendre exemple. Dans les années 60 70, il y eu un feuilleton sur lui. J'en garde un souvenir impérissable ! Et souvent comme mandrin, il faut savoir dire non et agir avec ruse et finesse pour que l'équité triomphe. Merci pour ce site !

Publié par Piko le mardi 09 octobre 2012 à 02:13

Mandrin a bercé l'imaginaire de mon enfance.

Comme d'autres héros, Robin des bois et tant d'autres...

Merci.

Publié par OT Val Guiers le mercredi 19 septembre 2012 à 10:25

L'office de tourisme Val Guiers dédie un événement spécial aux passionnés de Louis Mandrin.

Du 16 au 26 octobre 2012, retrouvez le programme complet sur : http://valguiers.com/a-noter/583_rencontres-automnales-louis-mandrin/

Publié par Tanops le mardi 18 septembre 2012 à 17:20

Bonjour,
Bravo pour la qualité de votre site, très riche et très documenté.
J'effectue une recherche historique sur le Vieux Château de La Vaivre (La Vesvre) à Rigny sur Arroux en Saône et Loire (71) à 70 kms au sud de Autun ; une légende locale prétend que Mandrin se serait arrêté dans ce château. Auriez-vous quelque(s) information(s) à ce sujet ? Je vous remercie par avance de votre réponse. Tanops.

Publié par gilles73 le vendredi 10 aôut 2012 à 21:53

J'habite en Savoie pas loin du château de Rochefort, je me balade souvent dans ce coin au col du banchet où on dit que Mandrin se cachait dans la grotte de mandrin.

Par contre il y a un panneau devant la grotte disant que Mandrin était juste un contrebandier je trouve ça dommage qu'il soit dénigré de la sorte.
Aujourd’hui on aurait tant besoin d'un homme comme lui.

Publié par gaston-jean miane le jeudi 14 juin 2012 à 15:35

Historien et écrivain, j'ai consacré des années à la généalogie et retrouvé un mien ancêtre qui se disais "bouseux des bords d'Isère" et qui appartint à la compagnie de Mandrin. Comme ce "bouseux" savait écrire , il a laissé des mémoires dont j'ai extrapolé un roman titré "Désiré lieutenant de Mandrin" (editionsdefossillon). Sans doute il m'a fallu retrouver des traces dans les abords de St Etienne de St Geoirs, de St Marcellin, le Royans et redonner une suite logique a des mémoires tronquées. J'ai redonné à la vie de Mandrin une place qu'avant moi Bernède avait détaillée. Je ne peux m'empêcher d'idéaliser celui que d'aucuns traitent de voyou en le comparant à Mesrine. A ma connaissance il n'a jamais volé et tué pour son compte personnel, il était pour ce centre-est de la France ce que fut Robin des bois dans l'Angleterre du moyen âge.

Publié par barbenan03 le dimanche 29 avril 2012 à 23:18

Je découvre ce site et tombe sur une question dont je connais la réponse :

La fontaine de Mandrin est située dans le centre de la commune de LE BREUIL dans l'allier (03) village proche de LAPALISSE.

Lors de son passage dans cette commune, une sérieuse altercation aurait eu lieu entre Mandrin et ses compagnons et les gendarmes locaux. Il y aurait eu alors plusieurs morts de part et d 'autres...

Publié par cgil le lundi 23 avril 2012 à 18:37

Bonjour,
Mandrin c'est une histoire de mon enfance passée à Vallières.
A Saint-André-Val de Fier existe un restaurant : les Bottes à Mandrin et on dit que le défilé du Val de Fier était un lieu de passage historique de Mandrin et de ses troupes qui s'y cachaient.
Avez-vous confirmation de son passage et des lieux fréquentés ? Avez-vous des détails ?
Merci.

Publié par Jean-Louis MARSSET le lundi 16 avril 2012 à 17:55

Bonjour, Quelqu'un a évoqué la carte de Cassini à propos des déplacements de Mandrin : c'est impossible, les relevés ont été faits entre 1756 et 1789 et la publication n'a évidemment commencé qu'après 1756... JLM

Publié par Pierre le jeudi 09 février 2012 à 14:42

Bonjour à tous et toutes, j'ai trouvé ceci dans un article consacré à mandrin et son passage en Aveyron où j'habite :

En 1754, Mandrin, le contrebandier, le plus haï et redouté de la maréchaussée de louis XV, s'attira la sympathie de certains Rouergats, puisqu'il offrit son couteau de chasse à son hôte, le marquis de Bournazel. Au XIXème siècle les descendants du marquis en firent hommage à la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron. Aujourd'hui le musée Fenaille."

J'aimerai savoir s'il existe des photographies, dessins ou gravures sur ce couteau.

Merci et félicitation pour votre travail sur ce célèbre détrousseur.

Publié par Alain le samedi 24 décembre 2011 à 16:54

Dans les années 70 à 80, j'habitais à coté de Saint Etienne de Saint Geoirs, j'ai même travaillé quelques temps dans cette petite ville. A l'époque il y avait peu de référence à Mandrin, à part une représentation du bandit de grand chemin dans la vitrine de l'assureur, une plaque sur sa maison natale et une grotte à son nom que je n'ai jamais trouvée, sur la route de La Forteresse.

Publié par michel le mercredi 21 décembre 2011 à 15:38

Il restera longtemps encore dans le cœur des dauphinois comme un symbole de la révolte contre une administration ignoble uniquement au service des puissants.

Publié par Nane le vendredi 02 décembre 2011 à 18:47

Quelqu'un peut il me dire quelque chose sur le passage de Mandrin a Charlieu et les environs ?

Publié par Myko de Trévoux le mercredi 19 octobre 2011 à 13:53

bonjour; Mandrin est il venu jusque en Principauté de Dombes à TREVOUX ? et aussi à Villars les dombes dans l'ain ?? merci à ceux qui me repondront sur ces faits .

Publié par Belle-Humeur le samedi 15 octobre 2011 à 22:54

Quelques vers en hommage à un enfant du Dauphiné...

Lui qui décida un jour de combattre l'injustice
Et les puissants de la ferme, aux côté des pauvres et des exploités
Tombé par traîtrise à Novalaise, il fut soumis au supplice
Se réclamer de lui, en Dauphiné, c'était grande fierté

Il est resté dans les mémoires, cet homme de St Geoirs
Contre lui, ils ont envoyé toute une armée
Au peuple d'Isère, il redonna espoir
Des deux côtés du Guiers, défenseur des faibles et des opprimés

Parfois encore, dans les brumes d'automne
Quand le soleil se cache et le jour vient mourir
On l'aperçoit, chevauchant à la tête de ses hommes
Lui qui, en Dauphiné, demeure dans nos souvenirs

Des palais et châteaux, il n'eut pas les honneurs
Mais il avait sa place dans toutes les chaumières
Louis Mandrin, que l'on surnomme aussi Belle Humeur
Condamné à vivre dans l'ombre, comme ses compagnons de misère

Toi qui un jour, viens à passer par nos contrées
Ecoute sa complainte, portée par le vent
Qui toujours se transmet le soir à la veillée
Car de tels hommes, traversent le temps

Publié par lynott le samedi 10 septembre 2011 à 01:55

Pour moi Mandrin c'est un feuilleton des années 70, j’étais petit mais déjà j'adorai ce personnage, ce qu'il faisait pour les petites gens, un peu un coluche des temps moderne. Malheureusement de nos jours tout cela est impossible, alors j’espère qu'un vrai héros comme lui restera jusqu’à la fin des temps un exemple de rébellion, un "che" des temps anciens luttant contre l'oppression la dictature du pouvoir qui de nos jours est insupportable mais malheureusement je pense indeboutable.

Mandrin Louis toi tu étais un vrai un juste un homme dévoué aux plus faibles que les nantis pillaient par leur impôts révoltant, mais malheureusement 2 siècles plus tard rien a changé; mais toi au moins tu restes dans notre cœur, celui qui a su et pu s'élever pour quelques temps contre le pouvoir infâme des nantis.

Publié par michel didier le dimanche 28 aôut 2011 à 23:49

La société d’émulation de l’Ain a publié un article sur la prise de Bourg en Bresse. Il fait demande de 20.000 livres,visitent les tavernes, maintiennent les habitants à portes fermées, font la fête dans le quartier des halles, saouls ils libèrent 10 prisonniers de la prison ,et s'en vont le lendemain.

Publié par houleux le vendredi 26 aôut 2011 à 18:17

J'adore cette histoire,si seulement on avait d'autres personnages de cette envergure,je remercie toutes les personnes qui nous permettent d'apprendre à mieux connaitre ces héros.
Cordialement

Publié par jean-marie fournier le vendredi 15 juillet 2011 à 19:28

Suite à mon précédent message, veuillez excuser ma méprise, c'est le bourg de la Sauvetat et non la Ferté que je voulais signaler ; ici, je ne pense rien vous apprendre. Amicalement.

Publié par jean-marie fournier le vendredi 15 juillet 2011 à 18:48

Grand homme, super intelligent, surtout très courageux avec des moyens de locomotion bien dérisoires à l'époque de notre ère et les chemins bien instables, pas de cartes IGN, sauf de Cassini, peut-être ; il est venu à plusieurs reprises dans mon département de la Haute Loire (Fix st Geneys - Brioude,j'habite Langeac tout à côté, La chaise Dieu et la Ferté à côté de Landos où il tint tête à un régiment de royaux, puis à Ambert et au petit Vimal et Marsac en Livradois. "JEUNESSE, prends exemple et souviens-toi" aurait-il dit avant d'être passé à la roue. Très courageux et très généreux ; à méditer...

Publié par dge.71 le mardi 24 mai 2011 à 15:59

A propos du commentaire de ERICK38 :

Associer le nom de MANDRIN à celui de MESRINE est une insulte à notre célèbre contrebandier, revoyez le parcours du malfrat et celui de MANDRIN...

Publié par baladeur le vendredi 13 mai 2011 à 11:11

J' aimerais avoir des renseignement sur la dénomination "Montée (ou côte) des Trois Mulets" située au dessus du Val de Fier, lieu où serait passé Mandrin non loin du lieu où se trouve le restaurant les Bottes à Mandrin. Pourquoi "les trois mulets" et l' activité de Mandrin dans le Val de Fier.

Publié par anna le samedi 19 mars 2011 à 10:51

Bonjour, J'habite en Haute Saône, savez vous si Mandrin est venu dans le secteur de Champagney? Je ne trouve aucune infos sur les sites. Merci

Publié par Alcofribas le lundi 07 février 2011 à 23:23

J'habite près de Val de Fier où la route superbe des Gorges du Fier, entre Seyssel et Val de Fier s'appelle très officiellement "route de Mandrin". C'était aussi une voie romaine, détruite lors des invasions barbares, comme l'indique le panneau à la sortie de Val de Fier.

Publié par Jessica le jeudi 16 décembre 2010 à 20:17

Bonjour, je n'avais jamais entendu parler de Louis Mandrin jusqu'au jour ou mon oncle m'en a parler et franchement je suis en admiration.

Publié par mendes le vendredi 26 novembre 2010 à 13:06

j'ai trouver cette histoire passionante de manuel mendes

Publié par Manuela le lundi 18 octobre 2010 à 11:24

Est-ce que quelqu'un saurait où est la fontaine de Mandrin sur la commune du Breuil? Ni l'hôtel de ville, ni l'office du tourisme, ni les archives n'ont pu me renseigner...

Publié par christian le jeudi 14 octobre 2010 à 21:24

Est-ce que louis Mandrin s'est caché a Sallenoves(haute-savoie)
et est-ce que ce fait est relaté dans un livre ?

Publié par FAC le samedi 02 octobre 2010 à 10:38

Le village de Châtillon-en-Michaille est situé en Michaille; la dénomination Châtillon-de-Michaille, bien que répandue, paraît moins appropriée. Votre avis m'intéresse.

Publié par za le dimanche 12 septembre 2010 à 10:09

Je cherchais les paroles de la chanson et je tombe sur de l'Histoire. Quelle épopée! Merci

Publié par gilian27 le samedi 31 juillet 2010 à 17:25

Bonjour,

J'aimerai savoir s'il existe des traces du passage de Mandrin dans la forêt de bonnevaux (ou les villages avoisinant) ?

Publié par ERICK38 le mardi 29 juin 2010 à 14:05

bonjour à tous, très admiratif de ce style de personnage, les Mandrin, Mesrine et autres ont réussi à faire trembler l'état, et presque à le déstabiliser, ce sont de tels hommes qu'il nous faudrait aujourd'hui pour recadrer ce gouvernement hautin et méprisant pour le peuple à qui il doit sa position, ils se prennent pour des monarques, auraient-ils oublié la date du 14 juillet 1789 qui se chargera de leurs rappeler qu'ils ne sont que des élus du peuple, et par le peuple ?

Publié par francoise le dimanche 09 mai 2010 à 13:23

Qui pourrait me dire pourquoi le pont de claix s'appelle aussi pont rouge merci.

Publié par francoise le dimanche 09 mai 2010 à 13:19

Je suis allée ce matin sur le pont lesdiguières de pont de claix dit pont rouge j'ai vu la pièce qu'occupa le célèbre mandrin avant de partir sur Montélimar.

Publié par zilbermang le mercredi 07 octobre 2009 à 11:56

Bonjour. Le premier lieutenant de Louis Mandrin est, à ma connaissance, Saint-Pierre. Cordialement. Gérard Zilberman

Publié par jacques le samedi 27 juin 2009 à 11:57

Bonjour, Auriez vous connaissance du nom (voir plus bas) du 1er lieutenant de Louis Mandrin ? Cordialement Jacques

Publié par pulpitos07 le jeudi 19 février 2009 à 19:32

Cela me fait chaud au cœur de voir ou plutôt d'apprendre grâce à votre site qu'il y à eu autant de mouvement autour de ce personnage qui me fascine. Bonne continuation, et j'espère qu'il restera dans nos mémoires et celles futures.

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