Exposition du musée Dauphinois

Du 13 Mai 2005 au 27 Mars 2006 à Grenoble (38), le Musée Dauphinois de Grenoble consacrait une exposition à Louis Mandrin intitulé Louis Mandrin, malfaiteur ou bandit au grand coeur ? à l'occasion de l’anniversaire des 250 ans de la mort de Mandrin à Valence le 26 Mai 1755.

Les historiens donnent enfin à MANDRIN un rôle historique. Qu’il soit malfaiteur ou bandit au grand coeur, il a marqué l’Histoire du royaume de France et en tout cas celle du Dauphiné. Il a fait trembler le Roi Louis XV et les fermiers généraux qui récupéraient les impôts. Une très joli exposition retrace son histoire à travers la légende puis par l’examen des faits historiques sans parti pris et de manière agréable. Trois salles sont décernées au destin de Louis Mandrin. C’est instructif, ludique et enrichissant. Le musée est très beau, il se trouve dans l’ancien couvent « Saint Michel d’en Haut », sur les pentes de la Bastille. En plus, la visite est gratuite, alors n’hésitez pas.

L'exposition mettait en lumière les contradictions du personnage de Mandrin en laissant au visiteur le soin de se faire une opinion sur ce personnage encore trés célèbre dans le dauphiné.

L'année 2005 marquait les 250 ans de l’exécution de Mandrin. A cette occasion le Musée dauphinois de Grenoble s'est penché sur la vie et le destin post-mortem d’un brigand qui accéda très vite au statut de mythe...

Présentation de l'exposition

Chaque époque a ses héros, mais Louis Mandrin semble les avoir toutes traversées. Pourquoi et comment, c’est ce que le Musée tentera d’explorer prochainement, à travers une exposition qui retrace à la fois la vie de ce contrebandier hors-norme et l’engouement qu’il suscita rapidement et durablement.

Pour comprendre l’influence que Mandrin eut tout d’abord sur ses contemporains, il faut bien évidemment le replacer dans son contexte historique en rappelant que sous le règne de Louis XV, l’imposition repose sur les fermiers généraux, chacun étant chargé de collecter l’impôt sur son territoire. Un système qui encourage la contrebande et la voit d’ailleurs s’étendre bien avant que Mandrin ne voit le jour, en 1725… Issu d’une famille aisée, on pourrait d’ailleurs dire que rien ne le prédestinait à devenir le chef de bande charismatique que l’on connût, si ce n’est un revers de fortune qui le condamna très jeune à la clandestinité. Exerçant simultanément ses talents de meneurs d’hommes et de commerçant, il poussa très rapidement le cynisme jusqu’à forcer les fermiers généraux à commercer avec lui, en allant jusqu’à leur vendre des produits de contrebande. Le ridicule dont il les couvrait alors explique sans doute que la population s’empara de son image comme de celle d’une figure vengeresse, et en temps d’injustice, un vengeur peut vite devenir un héros… Dans son cas, le pas fut vite franchi et son portrait, diffusé grâce à quelques journaux et de nombreuses estampes, incarna presque celui d’un homme de bien. C’est souvent ainsi qu’il fut représenté après sa mort, survenue très tôt dans ce que l’on pourrait nommer sa « carrière de contrebandier » qui ne dura finalement que deux ans, puisqu’il fut roué à 31 ans.

Mandrin, une figure paradoxale

Alors, oubliant très vite que Mandrin commit des exactions pour son seul profit, la postérité conserva de lui l’image d’un véritable justicier, luttant pour la cause des plus démunis. Tout fut dès lors amplifié et déformé. Son goût pour le luxe et ses attitudes cavalières entre autres (comme son habitude de laisser un petit présent à la maîtresse de maison après avoir présenté un pistolet en gage d’invitation) firent peut-être de lui l’ancêtre de tous nos « gentlemen cambrioleurs ». Et c’est bien à ce paradoxe, à cette évolution inattendue, que s’attachera en partie cette exposition. Par quel biais, Mandrin se retrouva-t-il au cœur de toute une tradition populaire, allant des Mandrinades aux biographies les plus diverses, en passant par la fameuse Complainte de Mandrin ou bien plus tard encore un film ?… Il faut d’ailleurs noter qu’à force de déformation, le mythe dériva lentement vers son comble, attestant de la qualité de certains produits culinaires, ou bien encore figurant sur un pin’s édité par la gendarmerie de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, sans oublier bien sûr l’inénarrable boule à neige... Le pire et le meilleur en somme, mais n’est-ce pas le propre d’un véritable mythe populaire ? Sans volonté de le détruire, le Musée s’attachera donc à en dénouer chaque fil pour mieux comprendre ce que symbolise encore aujourd’hui cette figure haute en couleur, toujours très présente dans l’imaginaire collectif isérois et savoyard…

Contacter le musée Dauphinois

L'entrée du musée est gratuite et il est ouvert tous les jours sauf le mardi du 01/06 au 30/09 de 10h à 19h et du 01/10 au 31/05 de 10 à 18h.
Adresse du Musée dauphinois de Grenoble : 30 rue Maurice Gignoux, 38000 Grenoble
Télèphone : 04.76.85.19.01

Commentaires et annonces (2)

Publié par webmaster le mercredi 26 mars 2008 à 00:00

Ouverture du Repère Mandrin à Saint-Genix en Savoie Un autre lieu d'exposition présentant la vie de Louis mandrin va voir le jour à partir de l'été 2008 à Saint-Génix / Giers en Savoie. En savoir plus

Publié par e-ultreia le mardi 12 février 2008 à 19:00

Lors de l'exposition du musée Dauphinois de 2005, un petit cahier a été laissé a l'intention des visiteurs sur le thème : Mandrin, malfaiteur ou bandit au grand coeur =) Il serait interessant de pouvoir lire les messages les plus pertinants, et d'avoir une synthèse de ce qui a été écrit, donnant ainsi la côte de popularité ( c'est à la mode) du capitaine, de nos jours. Si vous avez laissé un message pouvez vous nous en faire part ? Sinon, qu'avez vous pensé de cette expo ?

Publier un commentaire
Traitement en cours. Merci de patienter.
 
 
Connexion