Registres paroissiaux de l'Ardèche

Tuerie du cabaret de Tioule

Acte de décés du sergent tué par la bande de Mandrin au cabaret de Tioule sur la commune de Saint Bauzile en Vivarais en Ardèche. Il est avéré que Mandrin et sa troupe sont passés près de Saint Bauzile, commune voisine de Chomérac lors de la deuxième campagne du contrebandier du 6 juin au 9 juillet 1754 après avoir visité les villes de Valence et Montélimar.
Voyons donc ce que le curé de l'époque écrivait :

Document original

Retranscription

L’an mil sept cens cinquante quatre et le douzième juin a été enterré au cimetière de St Bausile un étranger qu’on m’a dit venir du montelimar et avoir été tué hier par des contrebandiers au chemin royal près de Troule (?) L’on m’a dit qu’il s’apelait jean legal, qu’il avait servi pour sergent dans le régiment de Bellzunce (?)... Hilaire curé

Registre paroissial de Soyons

Date du document : 1755
Auteur : Curé Valdemer

Extrait d'un registre paroissial de la commune de Soyons où le curé Valdemer s'inquiète d'une possible arrivée de la troupe de Mandrin.
Parmi les témoins de l'époque, quelques curés ont également écrit sur Mandrin dans les années 1754-1755 (Notamment le curé Jean Baptiste Violier d'Aveyzieux en Forez ainsi que d'autres curés drômois).

Document original

Retranscription

Merci à Jean-Louis, un "mandrinaute" qui a généreusement effectué la retranscription ce document dans un commentaire publié ci-dessous.

Commentaires et annonces (1)

Publié par Jean-Louis MARSSET le mercredi 18 avril 2012 à 10:22

Transcription de votre document de Soyons :

Le premier de février tout le Rone s’est gelé vis-à-vis les Capucins et les glaces qui s’entrechoquaient les unes contre les autres firent un pont, dont la glace etait si épaisse, que les bœufs et les mulets chargés y ont passé pendant huict jours et le huictiéme jour on brisa les bords de cette glace et survint un vent si chaud, que le pont se brisa et les ? qui rencontraient quelques bapteaux facilitoit les brisures le froid a été tres (tache noire) et très long et presque semblable à l’hiver de mille sept cent neuf Le passage du Rhone a été interrompu tantot par les glaces qu’il trainoit, tantot par un vent impetueux le dernier de l’année passée on deffendit de passer le Rone et on ota la draille et on brisa les beches à cause de Mandrin contrebandier et sa troupe par ordre de Mr de Marchieux ; cela ne dura que vingt quatre heures.

Cordialement JLM

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