Les Chants de Mandrin

Film sorti au cinéma le 25 Janvier 2012.

Suite à l'éxécution de Louis Mandrin, célèbre contrebandier qui sévissait dans la France pré révolutionnaire, ses compagnons de route risquent l'aventure d'une nouvelle campagne de contrebande dans les provinces du royaume.

Dans les Chants de Mandrin, Rabbah Ameur-Zaïmèche (Bled Number One, Dernier maquis...) part de son côté dans les Pyrénées pour y ressusciter, à la tête d'une petite bande de volontaires, les mannes de Louis Mandrin déjà mis à mort par les fermiers généraux en 1755. Il y interprète Belissard, son successeur, dans une intrigue qui consiste, pour l'essentiel, à faire imprimer la fameuse complainte dédiée à cette figure annonciatrice de la Révolution française. Traversée des bois à cheval, veillées clandestines dans l'obscurité, rétorsion sanglante contre la maréchaussée et exaltation de la résistance populaire font de ce film tout à la fois un manifeste pour la contrebande cinématographique et un tract à l'usage de l'insurrection contemporaine.

Bande-annonce

Voici la bande annonce du film sorti dans les salles le 25 Janvier 2012.

Réalisation

rabah ameur zaimeche

Les chants de Mandrin est un long-métrage réalisé par Rabah Ameur-Zaïmeche et produit par Sarrazink Productions dont la sortie est prévue en 2011.

Coproduit par la France, la Belgique et l’Espagne, le quatrième long métrage de Rabah Ameur-Zaïmeche a été tourné en huit semaines dans l’Aveyron. Comme sur ses précédents films, le réalisateur a lui-même écrit le scénario de cette fresque historique, qui démarre au XVIIIe siècle, au moment de l’exécution du célèbre hors-la loi Louis Mandrin, et embraye sur une nouvelle campagne de contrebande organisée par ses sbires.

Après les films Wesh Wesh, qu'est-ce qui se passe ?, Bled number one et Dernier maquis, Rabah Ameur-Zaimeche s'attaque ici au film historique. Cette plongée dans le XVIIIème siècle devrait bénéficier du précieux regard de Rabah Ameur-Zaimeche, qui confiait au Festival de Cannes 2008 être arrivé au bout d'un cycle.

Annoncé un temps à Cannes, Les Chants de Mandrin marque une nouvelle étape pour Rabah Ameur-Zaïmeche. C’est un premier film d’époque, tourné en costume, qui vient clore une trilogie urbaine et hyper-contemporaine initiée en 2001 avec Wesh Wesh, qu'est-ce qui se passe ?, puis Bled Number One et le puissant Dernier maquis (tous deux sélectionnés à Cannes).

Car si Les Chants de Mandrin est un film d’époque (pré-révolutionnaire), rien ne semble avoir détourné Rabah Ameur-Zaïmeche de ses préoccupations politiques, et le cinéaste ne devrait certainement pas céder aux sirènes de la reconstitution fidèle. Le film serait plutôt un patchwork anachronique d’influences diverses, où l’on annonce déjà des citations de Lautréamont, Rimbaud et…The Clash.

La distribution est assurée par MK2.

Tournage du film

Le film a été tourné du 25 octobre au 26 novembre 2010 autour du Lac du Salagou, dans la vallée de Brenas, sur le causse du Larzac et dans la vallée de la Buège (Hérault).

Soutenu par les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, Les Chants de Mandrin a été tourné à la fin de l’automne dans l’Aveyron et dans l’Hérault.

Le tournage, tous le disent qui s’assemblent après la projection pour se réchauffer avec vin ou whisky, a été «intense». Le dandy Nolot raconte à quel point Zaïmeche l’a déstabilisé. Il débarquait sur le lieu de tournage la peur au ventre, excité aussi par l’imprévu qui lui était promis. La caméra tourne, il y a quelques indications, mais il faut improviser : «Pour la scène où je me masse les pieds, je ne savais pas ce que j’étais censé dire ou faire, si je devais rester assis ou me lever, j’étais là en plein vent, enlevant mes chaussures et mes bas, essayant de garder la même dignité que Rita Hayworth ou Catherine Deneuve en pareille circonstance.»

Acteurs

  • Hippolyte Girardot
  • Sylvain Roume
  • Abel Jafri
  • Jacques Nolot (qui interprète un marquis proche de Mandrin)
  • Rabah Ameur-Zaïmeche (qui interprète le contrebandier Belissard)
  • Jean-Luc Nancy (qui interprète l’imprimeur Cynan)

Résumé du film

Après l'exécution de Louis Mandrin, ses compagnons risquent l'aventure d'une nouvelle campagne de contrebande dans les provinces de France. Sous la protection de leurs armes, les contrebandiers organisent aux abords des villages des marchés sauvages où ils vendent tabac, étoffes et produits précieux. Ils écrivent des chants en l'honneur de Mandrin, les impriment et les distribuent aux paysans du royaume...

La capture

Capturé début mai 1755 au château de Rochefort-en-Novalaise (Savoie) où il menait grand train avec quelques aristos gauchistes, le contrebandier Louis Mandrin est quelques semaines plus tard exécuté à Valence après un procès expéditif. Sur la place des Clercs, les portes de la ville fermée, environ 6 000 personnes se pressent pour assister au supplice de celui qui s’est taillé en un an une réputation de révolté, de bandit politique, sorte de Robin des Bois français ayant défié le pouvoir des fermiers généraux qui, par leurs impôts, saignent le peuple à blanc. Cuirs, peaux, grain, fourrage, poudres et plomb, tabac, tissus, Mandrin et les siens (jusqu’à 300 hommes) ont fait des razzias sur tous les biens en dépôt des fermiers généraux pour les revendre à bas prix, duty free si l’on veut, organisant en un an une économie parallèle et exaspérant les profiteurs de l’Ancien Régime, qui font donner l’armée contre lui. Condamné à avoir «les bras, jambes, cuisses et reins rompus vifs […], mis ensuite sur une roue, la face tournée vers le ciel pour y finir ses jours», Mandrin est étranglé puis son corps exposé à la curiosité publique. Sa légende naît au pied du gibet suivi peu après d’une «complainte» anonyme vantant les faits d’armes d’un des plus fameux martyrs de l’iniquité monarchique.

La scène du colporteur et du marquis

Dans une scène, on voit un colporteur, portant sa marchandise de journaux et de livres, épuisé en pleine campagne, alpaguant le carrosse du marquis qui s’arrête. Il monte, s’en suit un dialogue entre eux vite perturbé par les secousses de la voiture. Le colporteur se sent mal, vomit par la portière, le marquis éclate de rire. Cette scène n’apparaît pas telle quelle dans le scénario, pas plus que celle où l’on voit le marquis, échevelé, assis sur un promontoire, se massant les pieds nus en les enduisant de salive. Tout passe ainsi avec un sens du détail impromptu, une atmosphère vivante qui puise en même temps aux sources de la peinture (Tiepolo ou Georges de La Tour en modèle). Les plans tournés de nuit, éclairés aux flambeaux des torches, sont épatants avec leurs visages écarlates se découpant sur un fond noir. Ce premier montage finalisé du film inachevé (il manque le début et la fin) émane d’une masse de près de cent heures de rushes, quantité de réserve considérable et que le cinéaste et son monteur, Nicolas Bancilhon, n’ont pas rationalisée, cherchant plutôt à prélever le meilleur de la quarantaine de blocs narratifs prédéterminés.

Rabah Ameur-Zaïmeche lui donne la réplique, car il joue comme il l’a fait dans tous ses films jusqu’à présent, interprétant ici le rôle de Belissard, un des contrebandiers, meneur de jeu de la troupe, présence toujours énigmatique par sa réserve. «On s’adapte tout le temps, dit-il, on laisse entrer qui a la volonté de participer, et de cette fusion des énergies on obtient toujours quelque chose de remarquable. On considère le film comme un être doué de conscience et qui réclame plus qu’un scénario, du jeu ou de la technique. C’est de la vie avec tout ce qui s’accroche autour.» Dans cette cavalcade à fond perdu, personne n’occupe qu’un seul poste, les techniciens jouent des soldats du roi, le monteur est un contrebandier, les filles de la prod dansent dans une auberge : «On a trouvé les chevaux grâce à la Confédération paysanne qui nous a mis en contact avec une famille du Causse noir, qui possède un centre équestre dirigé par Sylvia Albaret. Ce n’était pas prévu, mais finalement elle est entrée dans le film, elle joue une Mandrinette tout comme Delmas, un mec du coin qui a toujours rêvé faire du cinéma. Il nous a apporté des charrettes, il est devenu un personnage du film.»

La scène du brigadier-chef des troupes du roi qui s’empare rageusement d’un volume du livre à la gloire de Mandrin

Le brigadier-chef des troupes du roi s’empare rageusement d’un volume du livre à la gloire du contrebandier. «Lecteur, c’est peut-être la haine que tu veux que j’invoque dans le commencement de cet ouvrage ?» Il s’agit en fait d’un extrait du début des Chants de Maldoror de Lautréamont. La description de l’état d’esprit qui va conduire à la Révolution française, la crise d’une aristocratie qui, quand elle est éclairée, se sait condamnée au changement, la recherche à travers les symboles de la nature et du paysage profond d’un universel de la liberté, les Chants de Mandrin en chantier dessine un projet libre et idéaliste : «C’est comme si on avait supprimé en nous ce qu’il y a de plus lumineux, de plus magique. Les marxistes pensaient que les hommes étaient simplement des agents économiques mais merde, nous ne sommes pas que la somme de nos ambitions, nous ne sommes pas faits que de chair et de sang, nous avons un cœur tout de même !»

Le réalisateur Rabah Ameur-Zaïmeche

Rabah Ameur-Zaïmeche est né en Algérie en 1966, sa famille débarque à la cité des Bosquet en 1968, où il grandit. Tous ses films sont liés à ses «déterminismes personnels» : Wesh wesh qu’est-ce qui se passe ?, le premier, autoproduit en 2001, tourné aux Bosquets, Bled Number One en Algérie en 2005, Dernier Maquis (2008) dans une entreprise proche de celle de transports qu’a créée son père, et aujourd’hui Mandrin, remonté de l’enfance comme le souvenir traumatisant de l’Aurore de Murnau, vu à 5 ans et qui le terrorisa. «Le cinéma comme un art de l’approche. Oui !… Mais seulement si l’approche est celle d’une véritable chasse ou celle d’un traqueur sans pitié. Un art cosmique ?» écrit-il en réponse au philosophe Jean-Luc Nancy, qui interprète l’imprimeur Cynan et lui envoie un texte (inédit) «En tournage avec R-A-Z».

La rencontre entre Rabah Ameur-Zaïmeche et Mandrin

Mais d’où vient l’intérêt du cinéaste-acteur pour la figure de Mandrin ? «Je l’ai découvert à l’école primaire à Montfermeil, à 9 ans, par la Complainte de Mandrin que nous a appris notre instituteur, un vieux monsieur à lunettes qui portait encore la blouse. Il fallait l’apprendre par cœur comme nous apprenions les Fables de La Fontaine. Moi qui venais d’Algérie, je crois que c’est la première fois où, découvrant ce type qui se dresse contre les exploiteurs, j’ai eu envie d’être français. Et d’ailleurs, quand on a tourné en Aveyron, on a retrouvé ce côté farouche, rebelle et accueillant, qui correspond à une certaine identité française, sa meilleure part du moins…»

Avis des téléspectateurs

A l'occasion du festival de Locamo 2011 où le film était en compétition, les réactions du public à la sortie de la projection ont été recueillis par DailyMovies. Il en ressort des avis très partagés dont certains sont très sévères à l'égard du film. Les avis que nous avons pu recueillir jusque ici sont majoritairement positifs même si le film ne fait pas l'unanimité (Voir les commentaires ci-dessous). N'hésitez donc pas vous aussi à publier vos impressions sur le film.

Commentaires et annonces (26)

Publié par lala le samedi 04 mai 2013 à 21:27

j'ai vu mandrin hier et il me reste dans les yeux et le cœur...
Rabah Aimeur Zaimeche LE CINEMA FRANCAIS ET D'AILLEURS!!! merci

Publié par Lebviero le mardi 10 juillet 2012 à 18:20

Merci Monsieur Ameur-Zaïmeche d'avoir fait un si beau film.

Publié par "Amo" le lundi 06 février 2012 à 19:43

Vu hier le film au pied de la BPI du centre Pompidou, dont les ouvrages sont garantis sans gélatine de porc contrairement aux Chants de Mandrin imprimés sur d'impies papiers d'Auvergne bon pour l'« acto da fé ». Foutre le feu à Beaubourg (cette ferme générale de la Qulture) voila ce qu'auraient dû m'inspirer ces modernes fils de Mandrin si par ailleurs cette ode à la vraie vie (la non abstraite) dont les femmes et la gnôle n'en sont pas les moins honorées héroïnes durant leur film qui, on le sent, leur doit beaucoup et la beautés des images du causse et des acteurs ne m'avait enclin à de plus doux hospices (le Lao Siam de la rue de Belleville, en l’occurrence). Il demeure toutefois qu'entre malandrins et bourgeois, occident et orient, partisans des révolutions, des réformes ou des demis-tours, bien des méandres sont nécessaires encore et des alambiqués détours obligés, tout comme ce commentaire, pour qu'entre eux ne brûle pas plus que le torchon (dont on fait le papier pour écrire les pamphlets).

Publié par asteoride le samedi 04 février 2012 à 20:43

Beau travail, jolis costumes, un brin de romantisme révolutionnaire. Cette lenteur nous transporte dans l'époque. Un film entier sans concession. Il y a tout de même un chef de bande qui ne se nomme pas mais qu'importe, on sent l'engagement politique. Un vrai plaisir.

Publié par webmaster le samedi 04 février 2012 à 12:57

Je vous fait par de l'avis publié par le site internet Bel7infos, je cite :

Les bonnes surprises ne sont pas courantes, mais là vraiment nous avons pris une claque. Rabah Ameur-Zaïmeche, réalisateur acteur, nous emmène à la découverte d’une partie de notre histoire assez méconnue. Après le supplice du contrebandier Mandrin, dans le milieu de 18° siècle, la vie et les combats de ses compagnons, les gabians. Ils continuent leur vie en vendant des produits, qu’ils ont été cherchés hors des frontières, mais aussi en combattant les dragons du roi aux ordres des fermiers généraux, qui affament et oppressent la population. C’est avec les cahiers de chant de leur chef, imprimé sous la férule d’un marquis, que épris de liberté, vivant dans la nature en marge de ce monde en train de se finir, ils portent les prémices d’une révolution qui approche a grand pas. Nous avons été bluffé par le jeu des acteurs, tant il est simple et proche de nous, jusque dans les idées, si moderne. Mais la beauté des images presque picturales et les paysages, malgré la lenteur voulue du scénario, nous en on mis plein la vue. Ce film reconnu par le monde du cinéma, qui a reçu le « prix Jean Vigo 2011 », est un plaisir autant pour les yeux, que pour le message qu’il transporte, tellement actuel. Rabah continu sa quête avec son 4° film en 10 ans, nous attendons le prochain avec impatience.

Publié par Olivier Roubert le mercredi 01 février 2012 à 00:41

Certainement, Il faut beaucoup de patience, de ténacité, et de courage pour entreprendre la réalisation d'un long métrage. Et il en faut encore plus quand le réalisateur décide de faire du cinéma de "contre bande". Contre une esthétique, une idéologie, une société agressive et exclusive. Rabah Ameur-Zaimeche et ceux qui l'accompagnent ont ce courage et le film nous le donne, par la figure de ces hommes et femmes utopistes-pragmatiques, en "héritage". Car il s'agit bien d'un héritage "commun" redonné ici par Rabah Ameur-Zaimeche: le droit à la parole et aux actes qui nous engagent pour tous, … "Du haut de ma potence, je regarde la France".

Si le film est parfois "mal foutu", bancal et son rythme peut-être ingrat, la sensualité des objets et des corps filmés dans les clairs-obscure, la beauté accordée à la nature, aux animaux, en harmonie (rude) avec les contrebandiers, la place que prend la poésie tout au long du film (de la fabrication du papier au vers déclamés et dansés) ont fini par me donner le courage à nouveau de reconsidérer la place que j'accorde dans ma vie à un idéal de vie commune meilleure. Merci.

Publié par sabine A le dimanche 29 janvier 2012 à 23:54

Mérite la palme d'or des navets !!! Quelle déception

Publié par Sebastien le dimanche 29 janvier 2012 à 23:52

SUPER NAVET . ni interprétation ni mise en scène , ni scénario, ni musique , plus rien à dire c'est nul

Publié par kiltum130 le dimanche 29 janvier 2012 à 23:49

CATASTROPHE , ni queue ni tête ...... avec l argent des conseils généraux!!!!

Publié par e-ultreia le samedi 28 janvier 2012 à 18:50

J'ai regardé le film, cet après-midi, comme on regarde une gourmandise, avec des yeux d'enfant. Le rythme lent et des plans à la force et l’esthétique pure de la simplicité permettent à chacun d'y projeter ses rêves. Voilà un bel hymne au droit de tous à la vie, au rêve et à la liberté, bien au delà de toutes causes et de toute violence.

Publié par american le vendredi 27 janvier 2012 à 12:10

A feature length film and not a single word spoken by a woman! This is surely one of the most sexist films ever made! Women paid 50% of the budget for this film but they are not allowed to speak! Imagine making a film about the American Frontier in 1755, and the Native Americans never speak a word! Truly a super macho film, the heroic fanatsy of a repressed male.

Publié par isabelle le dimanche 15 janvier 2012 à 09:43

Je l’ai vu en avant-première à Toulouse le 12 janvier et adoré la magie qui s’en dégage. Les images sont superbes, notamment les scènes avec les chevaux et les paysages de notre cher Causse Noir. Observez bien les dernières images : voyage dans le temps garanti !

Publié par webmaster le mardi 18 octobre 2011 à 22:07

Selon une source non officielle :-) et après une présentation au Qatar, une sortie nationale du film est envisagée en janvier 2012.

Publié par David G. Richalet le jeudi 22 septembre 2011 à 09:55

J'aimerai bien le voir ce film, d'autant plus que j'ai écrit un scénario de long sur Mandrin "Moi Louis Mandrin, capitaine des contrebandiers de France" (éditions Publibook). A l'origine de ce projet, il y a un souvenir d'écolier (comme pour Rabah). Avec mes camarades, âgés alors d'une dizaine d'années, nous chantions sous l'oeil bienveillant d'un instituteur "la complainte de Mandrin". Depuis, cette chanson me hante; allez savoir pourquoi! "Moi Louis..." est un épisode de notre histoire, chargé d'éléments romanesques qui le rendront toujours sensible aux imaginations. C'est un "road movie" qui traverse la France en de longues chevauchées. C'est un film historique, un western pittoresque façon XVIIIème siècle. C'est ma réponse aux questions que l'on se pose quand on découvre l'histoire officielle de Mandrin: Mandrin, contrebandier génial ou marionnette du pouvoir? Diplomatie française hasardeuse ou toute puissance d'un pays sur ses voisins? Les français ne sont-ils pas tous, plus ou moins, les héritiers de Louis Mandrin?

Publié par webmaster le dimanche 11 septembre 2011 à 21:56

A propos du film, je vous retranscrit ci-dessous la chronique établie par le site Chronicart :

C'est peu dire qu'on attendait le film - on l'attendait à Cannes, où lui fut finalement refusée l'entrée de la compét' officielle, et il a depuis récolté le Prix Jean Vigo. Ceux qui s'attendait là à une épopée en costume (celle de Mandrin, donc, brigand fameux de la France du XVIIIe) en seront pour leur frais. D'abord parce que quand le film commence, Mandrin est déjà mort : à la place, RAZ filme ses compagnons qui lui survivent en s'engageant dans une nouvelle campagne de contrebande. Ensuite parce que le film n'est très porté sur l'action, et c'est un euphémisme : dans la campagne française où ils se cachent, les compagnons orphelins évoquent Mandrin, écrivent des chants pour continuer la lutte et célébrer le héros, et, le reste du temps, s'allongent dans l'herbe, cassent la croûte, rêvassent autour du leader de la bande, RAZ en personne qui continue à jouer dans ses films comme s'il pensait à autre chose, avec une étrange et belle distance. C'est un film sur le militantisme au travail, une sorte de documentaire en costume sur un idéal de résistance et de camaraderie dont on devine sans mal combien RAZ entend y faire résonner le contemporain. Pari risqué et beau, qui ne va pas sans un certain ennui mais fait une forte impression.

Publié par apach le mardi 07 juin 2011 à 13:18

le brigadier chef du roi est joué par l'acteur Yann Yvon Pennec. Yo Mandrin!!!

Publié par e-ultreia le vendredi 03 juin 2011 à 20:17

Sur le site "indépendencia", société d'éditions, il est annoncé pour Octobre 2011, accompagné de la sortie d'un livre produit par le réalisateur, comme prolongement du film. Le suspense reste entier.

Publié par e-ultreia le dimanche 15 mai 2011 à 18:28

Le climat de la France ne conviendrait-t-il pas au film?

Publié par webmaster le dimanche 15 mai 2011 à 13:01

J'ai entendu dire que le film serait distribué outre-mer. Je n'ai pas encore d'info pour une sortie en France.

Publié par e-ultreia le samedi 14 mai 2011 à 18:34

Et ce film, quand pourra-t-on le voir ?

Publié par webmaster le jeudi 05 mai 2011 à 21:39

Pour sa 60e édition, le prix Jean Vigo 2011 a sacré le réalisateur Rabah Ameur-Zaïmeche pour son film Les Chants de Mandrin, offrant «une plongée dans la France pré-révolutionnaire sur les traces du célèbre contrebandier».

Selon les organisateurs, le prix Jean Vigo a pour fonction de distinguer des cinéastes dont les «réalisations se caractérisent par leur indépendance et l'originalité de leur démarche», saluant ainsi «la liberté, la poésie et l'esprit de joyeuse contrebande» de l'oeuvre de Rabah Ameur-Zaimeche.

Un prix spécial a été décerné au documentariste Jean-Marie Straub pour son «oeuvre exemplaire» dotée d' une «ligne de conduite indépendante, originale et toujours novatrice».

(Source : AFP)

Publié par monOmbre le samedi 02 avril 2011 à 13:43

Vu une avant-projection des Chants de Mandrin, le quatrième film de Rabah-Ameur Zaïmeche, cinéaste toujours surprenant. Ici il traite divers thèmes politiques très actuels à travers la folle équipée des compagnons de Mandrin, contrebandier et rebelle du XVIIIe siècle. On pense à tous les révoltés du XXe et du XXIe siècle – y compris les plus récents. Le genre de film d'époque comme je les aime, c'est à dire qui privilégient la partie sur le tout, la vision parcellaire par rapport à la fresque. Une chronique simple et directe où le cinéaste a inséré une foule de discrets anachronismes (dont des textes de Rimbaud et Lautréamont) pour finir en beauté avec la chanson de l'étonnant duo Allen Ginsberg/The Clash… Cette manière de faire de l'histoire change des banalités habituelles. A suivre. P.S. En prime Jacques Nolot, qui joue un piquant marquis pré-révolutionnaire, et le philosophe Jean-Luc Nancy, son imprimeur.

Publié par webmaster le samedi 04 décembre 2010 à 14:24

C'est depuis le 4 octobre que Jacques Nolot et Hippolyte Girardot évoluent, en Aveyron, devant la caméra de Rabah Ameur-Zaimeche pour le film « Les chants de Mandrin ».

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