Conférence Mandrin et la contrebande

Dates

Date : Du 9 août et 6 septembre 2006 à 18h 30
Lieu : Aix les Bains (73), Espace curistes - Thermes Pellegrini - 1er étage

Animation de la conférence

Conférence et diaporama par Corinne Townley, chargée de mission aux Archives Départementales et auteur du livre La véritable histoire de Mandrin, tous les mercredis du 9 août et 6 septembre 2006 à 18h30.
L'entrée est gratuite.

Programme de l'exposition 2005 : Mandrin et la contrebande dans les archives de Savoie

  • Frontières et contrebandes. Idéalement situé entre la ville de Genève et la France, le duché de Savoie est un des états du royaume de Piémont-Sardaigne. Il devient la plaque tournante européenne de la contrebande, dans laquelle s’installent de nombreux contrebandiers, à l’abri de la répression des autorités françaises.

  • Menue et grande contrebande. Les Savoyards ont toujours présenté des dispositions ataviques pour la contrebande de sel et du tabac. Aux pacifiques colporteurs succèdent dans les années 1730 de véritables armées de contrebandiers à cheval, armés jusqu’aux dents, qui se spécialisent dans le trafic des tissus précieux et du tabac. On les appelle « contrebandiers de profession ».

  • Louis Mandrin. En 1755, un jeune chef de bande devient célèbre à la suite d’une série d’attaques particulièrement violentes et meurtrières de villes et bourgades dans le royaume de France. En septembre, l’ambassadeur de France à la cour de Turin demande son arrestation et son extradition au roi de Piémont-Sardaigne.

  • La bande à Mandrin. Déserteurs des troupes de France, paysans savoyards, fils des meilleures familles commerçantes de l’Avant-pays…. Les archives judiciaires savoyardes ont permis d’identifier une centaine de contrebandiers qui ont été des compagnons de Louis Mandrin.

  • Le 11 mai 1755, Rochefort. Exaspérée par les exactions des Mandrins, la cour de Versailles donne son feu vert pour capturer Louis Mandrin en terre étrangère, aux prix d’une violation de frontières en temps de paix. Dans la nuit du 10 au 11 mai 1755, un commando de 500 soldats et employés des fermes de France franchit le torrent du Guiers et capture au petit matin le chef de bande qui passait la nuit dans le château de Rochefort. Aussitôt ramené en France, il sera jugé par la Commission de Valence et roué quelques jours plus tard.

    • De la contrebande au grand banditisme. Comme du vivant de Louis Mandrin, le reste de sa bande continue de pratiquer à la fois des opérations de contrebande mais aussi, de plus en plus souvent, des extorsions de fonds avec violence et des assassinats crapuleux.

    • Le Souverain Sénat de Savoie. En mars 1757, le roi de Piémont-Sardaigne Charles-Emmanuel III décide d’en finir avec les Mandrins et fait publier par le Sénat, autorité judiciaire suprême, un manifeste qui promet des récompenses en argent à ceux qui permettraient leur capture. On laisse aussi courir le bruit que des contrebandiers repentis pourraient sauver leur tête à condition de collaborer avec la Justice.

    • La fin des Mandrins. En quelques semaines, la bande de Mandrin est démantelée. Les Français sont remis aux envoyés de la Commission de Valence où ils sont roués en place publique. Les Savoyards sont pendus ou envoyés aux galères de Villefranche, tandis que quelques-uns obtiennent du roi des lettres de grâce en échange de leur repentir. En 1760, il ne reste en Savoie plus aucun compagnon de Louis Mandrin.

    • La légende de Mandrin. Dès sa disparition à l’âge de 30 ans, Louis Mandrin entre dans la légende. Selon le processus classique de l’héroïsation du bandit, ses exactions et ses crimes sont totalement occultés pour mettre en avant des actions aussi imaginaires que positives. Ce mythe donne naissance à de nombreuses productions littéraires puis cinématographiques qui popularisent dans toute l’Europe l’image du bandit bien-aimé qui volait aux riches pour donner aux pauvres.

Commentaires et annonces (1)

Publié par jean-michel genai le jeudi 14 juin 2012 à 15:56

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'histoire de Mandrin dans le roman de Bernède diffusé par les stations total il y a quelques années. Cela m'a amené en Dauphiné et Savoie où j'ai visité les sites qui furent des théâtres d'exploits des marcandiers de Mandrin. De St Etienne de St Geoirs à Pont en Royans, de Rochefort en Novalaise à Bourg en Bresse, j'ai rencontré bien des gens qui m'ont donné leurs versions de ces fameuses campagnes de la compagnie du capitaine Mandrin. J'ai déjeuné à l'auberge de Mandrin dans le Vercors et visité des grottes dont on dit qu'elles furent des repères des contrebandiers. Dans certaines villes il reste la mémoire de ce rebelle dont les exploits ne durèrent qu'une quinzaine de mois et la légende dure toujours plus de deux cents ans après qu'il ait été roué à Valence.Le cinéma s'y est un peu intéressé, la télé aussi de manière fugitive.Il est vrai que le français s'extasie devant des héros étrangers et peu devant les compatriotes. J'ai découvert le "Désiré lieutenant de Mandrin" de Gaston-Jean Miane aux éditions de Fossillon et je l'ai donné à traduire à un ami anglais...peut -être que les anglo-saxons sauront en tirer parti

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