
La famille paternelle de Mandrin appartient à une vieille bourgeoisie originaire de Mours, mandement de Peyrins, aujourd'hui département de la Drôme. On y trouve des Mandrin depuis 1370. Ceux-ci se fixent ensuite à Brézins, puis à Bressieux. C'est au XVIIe siècle seulement, que les Mandrin viennent s'installer à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, dans l'Isère, dépendant à l'époque du bailliage de Saint-Marcellin, élection de Romans, généralité de Grenoble
Son trisaïeul, Moïse Mandrin, marchand le plus imposé de Bressieux, sera plusieurs fois consul de cette ville. Il épouse Marguerite Guillet qui appartient à une famille de notaires. Moïse meurt riche, aux environs de 1637. Son fils aîné, Maurice Mandrin, naît à Bressieux vers 1600. Lui aussi sera consul de sa ville, mais de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs où l'on décèle sa trace dès 1617. Souvent cité dans les actes notariés avec l'indication « clerc de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs », Maurice Mandrin sait lire et écrire, ce qui est assez rare à cette époque. Le 24 septembre 1644, Maurice achète à Benoît de Revel, seigneur de la Flammenchère, la « maison noble » qui sera la maison natale de Louis Mandrin, futur capitaine général des Contrebandiers de France. Mort en 1666, Maurice s'est marié à trois reprises. De sa seconde femme, Florie Farcoz, il va avoir un fils, Pierre-Maurice, qui deviendra l'aïeuil de Louis Mandrin.
Pierre-Maurice est incontestablement le plus élevé des Mandrin dans la hiérarchie sociale. Né en 1655, il est instruit avec les fils des plus grandes familles de la région, au collège des Jésuites de Grenoble. Bourgeois très en vue, il figure en tête d'un rôle de ceux qui doivent subvenir aux besoins des « pauvres assistés de la paroisse ». Il est le seul à être appelé M. Mandrin, ce qui est un honneur. Décédé en 1702, Pierre-Maurice, qui a épousé en 1686 Anne Bernard, a trois filles et trois fils. L'un d'eux, François-Antoine, est le père de Louis.
On se souvient de François-Antoine comme d'un négociant marchand. Il est aussi quelque peu maquignon, à l'image de la plupart des propriétaires de campagne dans le Dauphiné. Il tient boutique dans la maison noble, vendant de la mercerie, de la laine, de la cire, de la joaillerie d'or et d'argent, de la quincaillerie, des outils de labour. Si l'on se réfère à un procès-verbal de levée de corps notant la mort d'un habitant de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, ayant bu trop d'eau-de-vie « es boutique de François Mandrin », on peut supposer que le magasin servait également de comptoir de marchand de vin. Outre son commerce, François-Antoine, en sa qualité de maquignon, fréquente assidûment les foires les plus importantes de la région, celles de Beaucroissant, Burcin, La Côte-Saint-André. A l'occasion, comme tout un chacun, il ne se prive pas de faire un peu de contrebande.
Si les Mandrin jouissent encore à cette époque, d'une relative aisance, celle-ci a bien diminué. La mort de son père a divisé en six parts le patrimoine, et François-Antoine partage la « maison noble » avec son frère Joseph. En outre, aimable géniteur devant l'Éternel, François-Antoine a conçu avec Marguerite Veyron-Churlet, sa femme, neuf enfants : Louis, Pierre-Maurice, Claude, Antoine-François, Jean, Marie, Marianne, Annie, Cécile. Soit, au total, onze bouches à nourrir.
Ci-dessous une copie de l'acte de naissance à Saint Etienne de Saint-Geoirs de celui qui allait devenir le capitaine général des contrebandiers suivie de la retranscription du texte.

Le onzième de fevrier mil sept cent
vingt cinq a été baptisé Louis
Mandrin fils de sieur François
Mandrin habitant de ce lieu et
de demoiselle Marguerite Veyron mariés
il a eu pour parrain xx Louis
Veyron xxx oncle maternel
et pour marraine demoiselle Anne
Mandrin tante paternelle ainsi
le certifie avec les xx avec
nousVeyron
anne mandrin
Chilliard
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Bonsoir,
Comme lucky Luke ou Tintin, les héros sont célibataires , même parfois dans les histoires vraies.
Mandrin n'a jamais été marié et n'a pas eu d'enfants. Tout au moins aucun enfant officiel et aucune recherche sérieuse n'en fait état à ma connaissance bien que quelques rumeurs prêtaient des enfants à Mandrin.
D'un point de vue plus artistique mais sans rapport avec une quelconque généalogie sérieuse :
- Le groupe de musique Ange intitule son album Par les fils de mandrin
- un ouvrage de Claude FERNY que je n'ai d'ailleurs pas lu s'intitule La fille de Mandrin.
Grâce à mes lectures, j'ai pu remonter jusqu'à l'arrière arrière-grand-père Mandrin et suivre les traces des descendants de Jean (frère de Louis) jusqu'en 1855, avec Marie Anne Mandrin dernière des Mandrins vivant en France. Quant aux autres descendants, ils vivraient encore dans le Valais en Suisse, et je viens de découvrir l'existence d'un oncle de Louis, nommé aussi Louis, "... surnommé "le Conseiller". Celui-ci eu un fils qui se maria et s'établit à Voiron (Isère). Ce surnom "Conseiller" lui fut transmis et devint son nom unique après la condamnation de son cousin...". Ses descendants vivraient encore à Voiron.
Posté le Samedi 03 mai 2008 à 13h01 par valerie
Bonjour,
Je voudrais savoir si Louis Mandrin à été marié et s’il a eu des enfants ? et si vous avez quelque chose sur son passage à La Balme les Grottes ?
Merci